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C'est Quoi ?

  • : Histoire, Mémoire et Société (ISSN : 2261-4494)
  • Histoire, Mémoire et Société (ISSN : 2261-4494)
  • : Ce blog se propose tout d'abord de recenser et d'analyser les réminiscences régulières de la mémoire dans notre actualité. Il vise aussi à rassembler différentes interventions d'historiens, mais aussi d'autres spécialistes, sur le rôle et les conséquences de la mémoire dans nos sociétés. Enfin, des réflexions plus fouillées sont proposées ponctuellement sur les manifestations de la mémoire dans les sociétés d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs. ISSN : 2261-4494
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C'est Qui ?

  • Mickaël BERTRAND
  • Citoyen, historien et enseignant, j'ai souhaité partager sur ce blog mes réflexions quotidiennes sur la place de l'histoire et de la mémoire dans l'actualité nationale et internationale.
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Cherche La Pépite

14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:03

Mémorice Président

 

Depuis quelques jours, la polémique ridicule ne cesse de se développer au détriment des principaux intéressés, nos voisins, amis et alliés Allemands, que personne n'est allé consulter.

 

Devant le tollé suscité au sein du gouvernement par les propos malheureux d'Arnaud Montebourg, difficile d'ignorer d'où l'incendie est parti.

Interrogé mercredi 30 novembre sur Public Sénat et France Info, le président du Conseil Général et député de Saône-et-Loire a dénoncé la "politique à la Bismarck" de la chancelière allemande Angela Merkel, qui est selon lui en train de "tuer elle-même la zone euro". Selon ces mots, la crise actuelle relèverait d'une question de "nationalisme allemand" dans laquelle la dirigeante construirait "la confrontation pour imposer sa domination".

 

 


Depuis, le nouveau jeu des journalistes et politiques consiste à ressortir des placards les casseroles des uns et des autres, afin de pouvoir se décerner mutuellement la palme de la germanophobie.

Le plus gros poisson dans cette pêche à l'absurde revient à Nicolas Sarkozy qui, durant la précédente campagne présidentielle en 2007, s'était illustré par des propos déjà très hasardeux dans lesquels il était difficile de ne pas saisir ses clins d'oeil nerveux dirigés vers l'est.


L'épisode est encore plus savoureux quand on prend connaissance des propos du chef de l'Etat dans l'interview qu'il a accordé au journal Le Monde lundi 12 décembre 2011. 
Comme un bon candidat non-déclaré, l'actuel président commence d'abord par taper sur ses opposants :
"Quant au mot de capitulation que j'ai entendu employer par certains, tout ce langage guerrier qui fleure bon le nationalisme d'antan, laissez-moi vous dire ce que j'en pense : je me sens français au plus profond de moi-même, mais mon amour de la France ne m'a jamais conduit à accuser nos voisins, nos alliés, nos amis. Et ceux qui cherchent à nourrir la germanophobie se déconsidèrent".

Les journalistes le renvoient alors courageusement à ses propos malheureux à l'encontre de l'Allemagne. L'intéressé a alors cette réponse absolument hallucinante :
"Les Allemands ont assumé leur histoire avec courage et lucidité. Nous n'avons rien à leur reprocher".

Ce que M. Sarkozy oublie un peu trop vite,c'est que ses propos s'inscrivaient justement dans le cadre d'une série de discours visant à marquer sa rupture avec la repentance. Selon lui, la France n'avait pas à rougir de son histoire (contrairement à son voisin germanique) et il fallait relever fièrement et orgueilleusement la tête plutôt que de la baisser en signe de recueillement et de respect. 
C'est probablement pourquoi il n'a pas hésité, à l'occasion des commémorations de la chute du Mur de Berlin en 2009, à diffuser une photgraphie de lui, tête haute et tournée vers l'avenir, en expliquant qu'il était présent pour ce moment historique et que tout son destin le portait alors à devenir un acteur de l'histoire... quitte finalement à réécrire un peu cette histoire qui ne lui laissait pas assez de place à son goût ! Nos voisins allemands n'ont pas vraiment apprécié la manipulation...
NicolasSarkozyMurBerlin.jpg

Dès lors, difficile aujourd'hui de comprendre ce qu'il entend par "assumer son histoire" : pense-t-il que l'Allemagne a arrêté de s'excuser ? A-t-il lui-même changé d'avis sur la question ? Ou bien tente-t-il tout simplement d'adapter son discours au gré des circonstances et des opportunités en espérant que personne ne le remarquera trop... ? 

Face à de telles agissements de part et d'autres de l'échiquier politique français, j'invite donc tous les citoyens français et allemands à s'unir derrière une candidature qui défend le respect et la paix des ménages dans le couple franco-allemand : la candidature de Mémorice de France.

Pour écrire ensemble l'histoire, sans perdre la mémoire
Mémorice de France

Actualisation : Un ami et sympathisant Mémoricien me rappelle une intervention particulièrement croustillante de Christian Estrosi le 26 novembre 2009 dans le cadre du débat sur l'identité nationale. C'est une véritable perle que je vous laisse découvrir :

Si vous aussi vous souhaitez faire partager des telles trouvailles pour illustrer cet article, n'hésitez pas à nous écrire !


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Published by Mickaël Bertrand Mickaël BERTRAND - dans Mémoires et politique
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