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  • Histoire, Mémoire et Société
  • : Ce blog se propose tout d'abord de recenser et d'analyser les réminiscences régulières de la mémoire dans notre actualité. Il vise aussi à rassembler différentes interventions d'historiens, mais aussi d'autres spécialistes, sur le rôle et les conséquences de la mémoire dans nos sociétés. Enfin, des réflexions plus fouillées sont proposées ponctuellement sur les manifestations de la mémoire dans les sociétés d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs.
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  • Mickaël BERTRAND
  • Citoyen, historien et enseignant, j'ai souhaité partager sur ce blog mes réflexions quotidiennes sur la place de l'histoire et de la mémoire dans l'actualité nationale et internationale.

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Lieux de mémoire

Lundi 20 août 2012 1 20 /08 /Août /2012 12:17

 

Depuis quelques semaines, l'excellent supplément "M le magazine" du journal Le Monde propose de partir à la rencontre des Etats-Unis et de ses habitants afin de mieux découvrir ce pays souvent mal compris, voire caricaturé, par le regard français.

Parmi les tableaux dressés figurent celui d' Oak Bluffs sur la côte Est décrit comme un "repaire de l'élite noire américaine" qui a accueilli Martin Luther King, Caroline Hunter, ou encore la famille Obama pour ses vacances.

 

Oak-Bluffs.jpg

Rue de Oak Bluffs

 

Obama-oak-Bluffs.png.jpg Barrack Obama dans le jardin de sa résidence de vacances à Oak Bluffs

 

Ce territoire étant étroitement associé à la culture noire américaine, il a récemment donné lieu à différentes manifestations telles qu'un festival du film afro-américain, mais aussi un parcours des lieux de mémoire pour les Noirs qui rassemble 22 sites. 

 

Parmi eux figurent notamment les maisons d'Edward Brooke, le premier sénateur afro-américain élu en 1966 et d'Adam Clayton Powell Jr., premier élu noir à la chambre des Représentants. Les anciennes résidences de Martin Luther King, Joe Louis, Harry Belafonte et Jesse Jackson constituent également des étapes essentielles de cette visite guidée des lieux de mémoire de la culture noire américaine. 

 

Il est assez symptomatique de constater que le premier exemple choisi par les journalistes du Monde pour illustrer leur article est celui du cimetière d'Eastville, où étaient enterrés "les marins inconnus, les vagabonds et les gens de couleur" tandis que les journalistes du New York Times et du Washington Post insistent bien davantage sur les lieux révélateurs de la fierté et de la réussite des noirs au sein de la société américaine.

Malgré l'objectif pieux initial des journalistes français, on saisit immédiatement par cette comparaison deux regards distincts qui ne parviennent pas à se croiser, non seulement sur la société américaine en générale et la place des minorités de couleur, mais plus encore sur le rapport à l'histoire et à la mémoire.

Tandis qu'on inaugurait encore récemment en France un  mémorial de l'abolition de l'esclavage dans une démarche victimaire institutionnalisée et financée par la collectivité publique, les Afro-américains se retrouvent davantage autour de lieux de mémoire positifs et communautarisés à partir de figures quasiment héroïques.

 

C'est par l'intermédiaire de telles comparaisons que l'on comprend mieux à quel point la mémoire constitue un élément essentiel dans la compréhension des sociétés et des civilisations. Comprendre le rapport au passé d'une population, c'est aussi mieux comprendre son rapport au présent. 

 

 

English summary

Memory places of the African-American culture

Oak Bluffs, Mass., is the place to be for Black Elite in USA. Permanent and temporary residents developed a local Black culture with in particular a route of memory places.  These commemorative sites consist in symbols of a shape of community pride which are diffucult to understand in a french journalistic way of thinking.

Par Mickaël BERTRAND - Publié dans : Lieux de mémoire - Communauté : Histoire du monde.
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Vendredi 27 juillet 2012 5 27 /07 /Juil /2012 16:16

 

A la demande du Nouvel Obs, j'ai consacré l'article du jour à la polémique qui entoure l'arrivée d'une statue de Mao Zedong sur une place de Montpellier et qui n'est pas étrangère aux réflexions historico-mémorielles développées habituellement sur ce site.

Vous pouvez lire l'article à l'adresse suivante en cliquant ici.

Par Mickaël BERTRAND - Publié dans : Lieux de mémoire - Communauté : Histoire, mémoire et société
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 10:37

 

Créer un lieu de mémoire peut-il contribuer à la prévention des risques ?

Telle est la question que posent implicitement  les Grands Ateliers de l'Isle d'Abeau qui organisent du 1er au 16 juillet 2012 un "atelier inondation" à Sommières dans le Gard. 

 

Le projet est relativement simple :  élaborer un lieu de mémoire autour du Vidourle (fleuve côtier des Cévennes) et de l'inondation.

L'atelier sera décomposé en deux temps :

   - une semaine de formation sur les risques d'inondation,

   - une semaine de création des projets sous la forme d'une compétition "amicale".

 

L'un des principaux intérêts du projet repose sur le caractère pluridisciplinaire recherché par les organisateurs. Ainsi, les équipes seront idéalement composées d'étudiants et professionnels en architecture, urbanisme, paysage, géologie, géographie, histoire, métiers du tourisme et du développement local ainsi qu'en arts plastiques.

Ensemble, les participants de cet atelier devront présenter un projet complet constitué d'un programme, d'esquisses architecturales et paysagères, de propositions muséographiques et de quelques éléments de budget.

 

Les Grands Ateliers de l'Isle d'Abeau n'en sont pas à leur coup d'essai en la matière. Un atelier similaire a déjà été organisé autour du risque sismique. Il a abouti à la création d' un site Internet qui mêle astucieusement des éléments de commémoration du séisme de 1909 en région PACA et des informations de prévention des risques sismiques.

L'approche est éminemment pédagogique puisqu'il est évident que pour sensibiliser efficacement la population, il est nécessaire de convaincre les destinataires de la prévention d'une potentialité suffisamment crédible d'un risque.

L'ami et fidèle lecteur de ce blog qui m'a signalé l'existence de cette initiative est un spécialiste de la question. Il me rappelait encore récemment que les avancées en termes de prévention sont soumises à une temporalité étroite et saccadée. Les autorités politiques investissent souvent massivement dans ces domaines en réaction à une catastrophe récente. Ainsi, l'accident de Fukushima en 2011 a-t-il entraîné une série de mesures d'urgence à l'échelle internationale visant à améliorer la prévention des risques nucléaires. Quelques mois plus tard, l'actualité portant l'attention des décideurs publiques vers d'autres sujets, les budgets sont progressivement réduits, voire disparaissent, jusqu'à la prochaine catastrophe !

 

Feyzin-memoire-d-une-catastrophe.jpg

Thierry GIRAUD, Feyzin, Mémoires d'une catastrophe, Lieux Dits, 2005.

La mémoire des catastrophes est un objet d'étude encore peu exploré

 

C'est pourquoi le projet mis en oeuvre cet été dans le Sud de la France nous apparaît intéressant. En introduisant une dimension mémorielle à la prévention des risques, les aménageurs du territoire réfléchissent en amont à l'efficacité et la durabilité de leur travail.

Nul doute que la création récente d'un portail consacré à  la mémoire des catastrophes s'inscrit dans la même logique qui consiste à créer et organiser une mémoire non spontanée. Les manifestations mémorielles actuelles sont en effet le plus souvent issues de revendications communautaires qui ne nécessitent pas a priori d'impulsion externe : le membre du groupe justifie son appartenance par le partage d'une mémoire commune et, inversement, la mémoire commune permet d'entretenir le sentiment d'appartenance au groupe.

Il est révélateur dans cette perspective de constater que l'expérience commune d'une catastrophe naturelle ou technologique n'a jamais suffit pour l'instant à l'émergence d'une mémoire collective. Est-ce en raison de l'absence d'un responsable moral susceptible de cristalliser la mémoire ? Est-ce parce que l'expérience d'une telle catastrophe est finalement trop différenciée par des facteurs sociaux, économiques, culturels... ? Ou bien parce que les autorités publiques n'ont pour l'instant pas souhaité encourager l'émergence d'une telle mémoire qui risque de soulever la question des responsabilités ?

Toutes ces problématiques mériteraient d'être approfondies et permettraient probablement d'améliorer non seulement la prévention des risques, mais aussi notre compréhension des phénomènes mémoriels.

 

Nous attendons donc avec impatience de pouvoir découvrir et présenter les différents travaux qui seront réalisés au mois de juillet dans le cadre de cet atelier et qui pourraient apporter quelques éléments nouveaux à cette réflexion.

 

 

Actualisation du 2 mail 2012 :

Plusieurs lecteurs me rappellent judicieusement la présence de marqueurs le long des fleuves et rivières qui témoignent d'une forme de mémoire des précédentes crues et inondations.

Memoire-crue-Russan.jpg

Plaque commémorative rappelant le niveau de l'eau atteint lors d'une crue exceptionnelle

sur l'église de Russan

 

Il existe également des plaques commémoratives rappelant le souvenir de précédentes catastrophes technologique comme par exemple à proximité de l'usine BASF du site d'Oppau en Allemagne

 

Actualisation du 3 mai 2012 :

J'apprends par l'intermédiaire des organisateurs que cet évènement n'aura finalement pas lieu "pour raisons de conjoncture politique". Ceci est vraiment regrettable.

 

Actualisation du 22 juillet 2012:

La mémoire est décidément un élément essentiel des recherches actuelles sur la prévention des risques et la résilience.

Un site récemment mis en ligne  sur la prévention des risques et la résilience des organisations humaines aux catastrophes naturelles et technologiques  propose notamment d'inclure une catégorie "mémoire" aux réflexions développées sur la thématique. Pour l'instant, il propose deux articles très intéressants sur les repères de crue (que nous avions évoqué sur ce blog) et sur l'accident entre un train et un camion d'essence à Port-Sainte-Foy en 1997.  

En espérant que d'autres articles viendront prochainement l'enrichir...

 

Par Mickaël BERTRAND - Publié dans : Lieux de mémoire - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 09:12

 

L'initiative a le mérite d'être originale. L'Institut de l’Histoire et de la Mémoire des Catastrophes (IHMéC) a créé, avec le soutien du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement,  un site visant à recenser les mémoires individuelles des catastrophes.

 

Son principe est simple : chaque individu qui considère avoir été témoin d'une catastrophe peut déposer son récit. Ce dernier est ensuite référencé sur une carte, sur une chronologie et dans une base de donnée. 

La notion de catastrophe est ici considérée dans son acception la plus large, c'est-à-dire naturelle ou humaine. On retrouve donc aussi bien l'échouement du cargo TK Bremen au large du Morbihan en décembre 2011 que les régulières inondations en région PACA.

Par déformation professionnelle (mais aussi peut-être par esprit de provocation), je n'ai pu m'empêcher de vérifier si quelqu'un avait associé une catastrophe à Wannsee ou à Auschwitz. Le terme shoah signifiant "catastrophe" en hébreu, cela aurait pu être théoriquement possible... mais visiblement, je suis le seul à y avoir pensé pour l'instant !

 

Le site a été inauguré le 13 février 2012... et on ne peut pas vraiment considérer que le démarrage ait été très enthousiaste. Presque un mois après son lancement, on ne trouve finalement que quelques témoignages  parfois très minimalistes.

Il faut reconnaître que l'initiative est pour le moment restée très discrète. De plus, de nombreuses améliorations mériteraient encore d'être apportées au site. La carte de localisation notamment est peu lisible et les critères de recherche sont trop limités. Il n'est possible par exemple de faire une recherche que par ville ou région. Quid de l'échelle départementale, nationale... Impossible également de savoir si les villages sont exclus de l'étude. Idem pour la chronologie qui est peu fonctionnelle. Si vous souhaitez remonter le temps, il vous faudra le faire à la main, année après année.

 

Malgré ces quelques difficultés inhérentes à un projet encore neuf, l'idée est originale, utile et intéressante. Ce site permet en effet non seulement de réaliser un recensement voulu exhaustif des catastrophes, mais aussi de s'interroger sur la mémoire individuelle des acteurs et victimes de ces évènements. A terme, il pourrait constituer un outil efficace de compréhension des rapports que les hommes entretiennent avec les lieux non plus seulement en fonction de données physiques ou de ses aménités, mais aussi au regard de la construction mémorielle associée à un espace. Les perspectives ouvertes par un tel champ de recherche sont immenses.

 

Jardin-des-fugitifs-a-Pompei.jpg

 

L'idéal serait également que le site permette une extension "historique" au projet visant à recueillir des témoignages de l'éruption du Vésuve sur Pompéi en 79 ou bien du grand incendie de Londres en 1666.

 

PS : Merci à mon fidèle correcteur orthographique (entre autres fonctions) de m'avoir fait connaître ce site.

Par Mickaël BERTRAND - Publié dans : Lieux de mémoire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 08:43

 

L'initiative doit être saluée car elle est utile.

La Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) s'est associée aux éditions du Petit Futé pour proposer un guide des lieux de mémoire en France.

 

Guide-des-lieux-de-memoire.jpg Cliquez sur l'image pour télécharger le guide

 

Autre initiative bienveillante : l'ouvrage pouvait être téléchargé gratuitement pendant tout le mois de février 2012 sur le site " Chemins de mémoire" de la DMPA. Que les retardataires se rassurent, l'ouvrage peut visiblement être encore téléchargé sur certains sites qui ont conservé la source (je vous dirige sur l'une de ces pages quand vous cliquez sur l'image ci-dessus).Sinon, il vous en coûtera 12.50 euros chez votre libraire (c'est toujours mieux qu'en grande surface ou sur une aire d'autoroute).

 

L'ouvrage de 250 pages a été dirigé par Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette ; le premier en tant que fondateur et le second en tant que président de cette maison qui édite depuis 1977 ces petits guides devenus incontournables. D'autres versions antérieures avaient d'ailleurs été éditées en 2005. 

 

L'ouvrage est organisé par régions car il est avant tout destiné aux touristes qui souhaiteraient, dans le cadre d'un tour de France, visiter ces fameux "lieux de mémoire" annoncés par le titre. Les pages introductives rédigées par la DMPA ne font d'ailleurs pas mystère de cette ambition essentiellement touristique, y compris et surtout dans ses dimensions récréatives et économiques. Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants rappelle en effet à la page 6 que le tourisme répond à trois ambitions : civique et pédagogique, culturelle et patrimoniale, mais aussi économique et commerciale. Il s'agit, par l'intermédiaire de cet ouvrage, d'encourager les badauds à se rendre dans ces musées et mémoriaux qui coûtent chers à la collectivité et dont beaucoup ne parviennent pas à trouver un équilibre budgétaire jugé satisfaisant par les autorités.

 

Aussi pratique et intéressant soit-il, ce guide n'en présente pas moins de multiples limites:

 

1. D'abord, il est regrettable de constater que ce guide soit exclusivement consacré aux lieux de mémoire d'un passé contemporain. Nulle mention d'histoire antique, médiévale ou moderne. Ce choix éditorial (compréhensible pour des raisons évidentes de faisabilité matérielle) entretient la croyance que la mémoire nationale ne se construit qu'autour des figures, des batailles et des évènements récents.

 

2. Alors que la France est le pays dans lequel est né la formidable aventure éditoriale des Lieux de Mémoire dirigés par Pierre Nora, il est également dommage de constater que les auteurs se soient exonérés d'un minimum de réflexion sur la notion de "lieu de mémoire". Il ne s'agit pas bien entendu de transformer un guide touristique en thèse épistémologique mais il aurait été bienvenu d'introduire quelques lieux originaux qui ne soient pas exclusivement des champs de bataille, des cimetières militaires, des musées et des mémoriaux.

 

3. Le singulier utilisé dans le titre de l'ouvrage est en revanche tout à fait justifié. L'ouvrage étant une commande du ministère de la Défense, la mémoire qui y est présentée est exclusivement nationale et se veut consensuelle, passant sous silence toutes les mémoires minoritaires et/ou en construction. 

Une exception a été commise et elle a immédiatement suscité des remarques, voire une petite polémique portée par l'excellent historien de la Révolution française, Jean-Clément Martin. Voici la lettre qu'il a transmis le 15 février 2012 à la DMPA :

 

Je viens de prendre connaissance du livret consacré au Guide des lieux de mémoire des champs de bataille édité par le Petit Futé sous votre responsabilité dans lequel le "génocide vendéen" est cité deux fois p. 40 et p. 198.

L'emploi de cette formule dans un tel guide, sous votre patronage, dans ce moment précis, pose problème, entérinant une proposition partisane que l'examen historique dément de façon catégorique. La réalité des massacres, tueries et exécutions commis pendant la période révolutionnaire en Bretagne et dans le territoire lié à la guerre de Vendée, est incontestable. Elle ne peut s'apparenter à un génocide perpétré par un État ou un gouvernement.

Il serait hautement souhaitable que le Ministère de la Défense, et notamment la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, prennent position clairement sur ce sujet pour lever toute ambiguïté et simplement respecter les conclusions des recherches historiques menées sans parti pris.

Sentiments distingués

Jean-Clément Martin

 

 Nous avions évoqué cette question sur ce blog à plusieurs reprises et adopté la position de Jean-Clément Martin sur les abus de langage et l'extrême banalisation contenus par cette formule erronée.

Pour l'heure, le ministère de la Défense n'a pas souhaité réagir.

 

Bref, l'initiative est intéressante mais elle mériterait d'être repensée, approfondie et élargie.

Si certaines difficultés techniques sont dépassées, ce sera l'un des prochains projets initié par le blog  Histoire, Mémoires & Sociétés. Avis à nos lecteurs qui auraient des compétences informatiques à partager !

Par Mickaël BERTRAND - Publié dans : Lieux de mémoire - Communauté : Les blogs républicains
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